Habilitation électrique : les déboires du recueil UTE

L’article 4 du décret 82-167 du 16 février 1982 relatif aux mesures particulières destinées à assurer la sécurité des travailleurs contre les dangers d’origine électrique lors des travaux de construction, d’exploitation et d’entretien des ouvrages de distribution d’énergie électrique [Ouf !] arrête que : « L’employeur est tenu de se conformer aux prescriptions d’un ou de plusieurs recueils d’instructions générales de sécurité d’ordre électrique correspondant aux travaux à effectuer et à leur mode d’exécution ; ce ou ces recueils doivent être approuvés par arrêté conjoint du ministre chargé de l’énergie électrique et du ministre chargé du travail ». L’employeur délivre ce recueil de prescription au travailleur qu’il habilite « électriquement ».

L’organisation de spectacles à l’épreuve de l’état d’urgence et du plan Vigipirate

L’état d’urgence, décrété au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, a depuis été sans cesse reconduit. Dans la profession, sa promulgation s’est accompagnée d’injonctions scabreuses de certaines préfectures, telles que vérifier l’identité des personnes à l’entrée d’une salle de spectacle [c’est une prérogative des officiers, des agents et des adjoints de police judiciaire] ou installer des barrières fixes sur la voirie [le domaine public]. Ici, les dépenses supplémentaires de sécurité ont doublé le budget d’une manifestation [250 gendarmes au lieu de 23 agents de sécurité et 7 policiers municipaux habituellement prévus]. Là, le maire appelle les « honnêtes citoyens » à fouiller les bagages des festivaliers…