L’organisation de spectacles à l’épreuve de l’état d’urgence et du plan Vigipirate

L’état d’urgence, décrété au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, a depuis été sans cesse reconduit. Dans la profession, sa promulgation s’est accompagnée d’injonctions scabreuses de certaines préfectures, telles que vérifier l’identité des personnes à l’entrée d’une salle de spectacle [c’est une prérogative des officiers, des agents et des adjoints de police judiciaire] ou installer des barrières fixes sur la voirie [le domaine public]. Ici, les dépenses supplémentaires de sécurité ont doublé le budget d’une manifestation [250 gendarmes au lieu de 23 agents de sécurité et 7 policiers municipaux habituellement prévus]. Là, le maire appelle les « honnêtes citoyens » à fouiller les bagages des festivaliers…